Comment le blocage de l’écrivain vous aide à écrire de meilleurs textes

Aujourd’hui, j’ai choisi de partager avec vous, après le premier, un second volet de notes prises à la lecture de From where you dream, de l’écrivain américain Robert Olen Butler.

Selon Butler, seuls ceux qui écrivent à partir de leur pensée analytique ne connaissent jamais le blocage de l’écrivain. Ils ont toujours un fragment de la « méta-pensée » (ce discours intérieur que nous nous tenons à nous-mêmes en permanence) à déposer sur la page.

Pour lui, c’est justement le moment où ils pourraient plonger et se confronter à la difficulté d’entrer de l’autre côté, au seuil du subconscient et produire ainsi un texte plus puissant.

Butler fait un parallèle intéressant entre le blocage et l’insomnie. Le sommeil est le lieu où l’on débranche la conscience et où l’on rejoint le réservoir des rêves.

La « zone » n’est pas autre chose, c’est un « lieu » à peu près similaire.

Pensez au moment où vous basculez dans le sommeil. Lorsque vous vous endormez, vous êtes attiré par une image, puis une autre… et puis, soudain, vous débranchez.

Butler fait une différence entre le brainstorming, effectué complètement en conscience, même si vous puisez dans un réservoir d’idées qui touche sans doute au subconscient, et ce qu’il appelle le « dreamstorming », où le travail s’effectue, là, complètement dans la « zone ».

Butler insiste ensuite beaucoup sur l’importance du désir et des aspirations profondes pour écrire un texte qui puisse réellement rejoindre le lecteur.

Selon lui, c’est ce qui manque dans beaucoup de livres de fiction.

Ces livres ont de bons personnages, un excellent background, une intrigue intéressante mais… si l’on y regarde de plus près, quelque chose manque, de manière plus profonde.

Ils manquent de désir.

C’est ce qui est fascinant avec les romans qui deviennent des best-sellers : ils sont tous remplis de désir.

Repensez à ceux qui vous ont marqué : Résoudre l’énigme d’un crime, gagner la guerre, devenir quelqu’un… Désir !

Quand vous écrivez de la fiction, le désir est la force conductrice derrière votre intrigue.

C’est aussi le désir qui anime vos rêves.

Voilà pourquoi ne pas « raisonner » face au blocage mais descendre plus loin, dans la « zone », et vous confronter avec ce qui attend d’être dit ne peut que vous aider à rejoindre ce désir qui contribuera à donner plus de force à votre texte.

Pensez-y en entrant dans l’écriture !

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